Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a reconnu à Québec en 2008 la Valeur Universelle Exceptionnelle des écosystèmes marins de Nouvelle-Calédonie en inscrivant sur la liste du patrimoine Mondial : « Les lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés ».
La Nouvelle-Calédonie fêtera le 8 juillet prochain le 2e anniversaire de cette inscription.
Cet anniversaire est l’occasion de mettre en avant les nombreuses actions en faveur de l’environnement marin et terrestre portées par les collectivités et conduites depuis l’inscription : publication du code minier, adoption des codes de l’environnement des provinces Nord et Sud, élaboration d’un macro schéma d’assainissement, création de plusieurs aires marines protégées par le biais d’un processus participatif, renforcement et coordination des actions de préservation (Forêt sèche, lutte contre les espèces envahissantes), etc.
Les sites inscrits à l’UNESCO ont fait l’objet d’une attention et d’une mobilisation particulières de la part des collectivités :
- Au sein des 6 zones inscrites, les comités de gestion sont mis en place ou se consolident avec la participation des principaux acteurs : associations, opérateurs économiques, coutumiers, institutions, etc. Sont aujourd’hui créés, les comités de la Zone Côtière Ouest, de Ouégoa, Poum, Bélep, Poindimié, et d’Ouvéa ; les comités de Goro et de l’île Ouen devraient être officialisés à l’occasion de ce 2ème anniversaire. Des comités de co-gestion sont également opérationnels sur Pouebo et Hienghène pour la gestion des aires marines protégées ;
- Les membres de ces comités ou des groupes de travail mis en place contribuent activement à la rédaction des plans de gestion dans le but de maintenir l’intégrité des sites inscrits. Le plan de gestion de la ZCO a été édité en juin 2009 et d’autres sont en cours de réalisation ;
- Des panneaux de signalisation ont été disposés sur chaque site. Ils ont pour vocation d’informer les populations locales ou les visiteurs sur la biodiversité exceptionnelle qu’abrite chacune des zones ;
- Des inventaires de la biodiversité des récifs coralliens ont été réalisés en province des Iles, en province Nord, ainsi que pour les atolls d’Entrecasteaux et ont permis de compléter les connaissances. En complément des études réalisées sur l’état initial des communautés coralliennes et des habitats du lagon, un protocole de suivi du bien est en cours de rédaction pour le suivi d’un niveau d’expertise exigé par l’UNESCO ;
- Des échanges avec l’Autorité de gestion de la Grande Barrière de Corail australienne ont eu lieu en 2009 dans le but d’établir une coopération technique à plus long terme ;
- Un plan d’action concernant le dugong a été lancé à l’échelle du pays ;
- Enfin, l’année 2010 sera marquée par la création du Groupement d’Intérêt Public « Conservatoire des Espaces Naturels de Nouvelle-Calédonie » qui aura notamment pour rôle de coordonner la gestion et le suivi du bien et d’être le point focal du Patrimoine Mondial à l’échelle du pays.
Il convient de rappeler que l’inscription des récifs et des lagons de Nouvelle-Calédonie au Patrimoine Mondial n’est pas acquise définitivement, et que c’est par des efforts communs et constants de protection et de bonne gestion des milieux terrestres et marins, de la part de tous, que nous conserverons ce label.
L’UNESCO devrait commanditer une première évaluation à l’UICN avant fin 2010.